____Peu de temps avoir écrasé tous les mecs à la Play, je suis allé me coucher. Quelques heures de sommeil ne me ferait pas de mal. On doit être en forme pour le concert, dans deux jours. J'enlève mon tee-shirt avant de me glisser sous la couette. Il fait une chaleur à en crever dans ce car, avec le chauffage en route. Gustav ne perd pas de temps avant de me rejoindre. Oui, on dort dans la même "couchette". Enfin, pas dans le même lit. Ca va pas la tête. Je m'égare, encore et toujours je cherche le petit sujet pour éviter le sujet, la raison, le besoin de m'exprimer. Je ne trouve tout de même pas le sommeil. Est ce que c'est à cause de la chaleur? De l'angoisse? Ou bien tout simplement des remords. Je ne pourrais le dire. Je suis seul, dans mon lit. Une habitude que j'ai perdu. Généralement accompagnée, j'aime m'endormir étant exténué et assoifer de chaleur. Je ne suis pas un courreur de jupon, c'est elles qui me courent après. De mon côté, j'ai simplement besoin d'oublier.
Le bus s'arrête. Je me munis de mon portable pour remarquer qu'il est simplement 4h30 du matin. Gustav se lève alors, la tête dans le guidon. Je m'assois à mon tour, cherchant à tatons mon tee-shirt. Je l'enfile, puis met enfin ma veste pour me couvrir. Apparament, on a arreté le chauffage. Il ne faudrait pas que Bill attrape un rhume maintenant. C'est ce dernier qui rentre alors dans la couchette pour nous prévenir qu'on est arrivé. Gustav ne perd pas une seconde, alors que je tire le rideau pour voir où est ce que l'on a atterrit. On est déjà devant l'hôtel, et bien sure, des centaines de fans (ou pas) sont là. Je suis exténué. Et les autres aussi. Pour une fois, on nous infligent pas les autographes. Soit disant qu'ils comprennent notre position et qu'ils savent à quel point nous devons être fatigué. Mais bien sur. Non mec, tu comprend rien du tout. On se soutient entre nous, mais toi, tu comprend rien de ce que l'on vit. J'enfile mes lunettes, suivit de ma capuche. J'empoigne un sac à dos, et passe par le chemin qui est créé par les agents de sécurité. Arrivé dans le Hall, j'attend Bill avant de décider de reprendre mon chemin. Tout le monde s'écarte sur notre passage, comme si nous étions des bêtes sauvages qui mordaient ou gueulaient lorsqu'on les approchaient. Je dois admettre que j'ai du mal à comprendre l'attitude du personnel. On est là pour notre boulot, mais Eux aussi. Je vais avoir mal à la tête si je commence à penser à une reflexion pareille. Je suis sagement Saki jusqu'à atterir dans ma chambre. Enfin, dans ma suite de luxe. Avec le frics qu'on a, on peut se permettre les hôtels à 5 étoiles. Sois disant qu'on mérite le mieux, mais je pense qu'on a du payer ces gens-là pour qu'ils disent ça, et qu'ils ne connaissent en rien notre musique. En refermant la porte derrière moi, je me sens encore deux fois plus seul mais je suis fatigué, bien trop fatigué pour me soucier d'autre chose. Je jète mon sac dans le coin d'une des pièce, trop endormi pour savoir laquelle c'est. Je me dévêti, et retrouve le lit sans mal pour cette fois.
Mon portable se met soudainement à vibrer. J'avais oublié que le réveil était enclenché à 11h30. Pas la peine de vous dire que j'ai du mal à me lever. Lorsque mes pieds-nus touche le sol, des frissons parcours tout mon corps. Les pavés sont glacés, vous l'auriez compris ça aussi. Je crois que je suis déboussolé. Enfin bref. Je me lève tant bien que mal et me dirige vers la fenêtre qui mène vers la sortie arrière de l'hôtel. Bordel, elles sont déjà à l'affut, assise par terre comme des clochardes, endormies dans des couvertures de survies. Elles ne peuvent pas me voir, appart si je sors sur le balcon. Quelque chose que je ne ferais pas si je ne veux pas me faire tuer par la Prod', ou encore David, Saki et le reste. Rien qu'à l'idée de voir mon corps, ces nanas là seraient prête à tout. Rien qu'en pençant ça, je me met à rire, seul, dans ma chambre trop spatieuse à mon gout pour une personne. Je me dirige alors vers mon sac à dos, prend un CD et l'introduit dans la chaîne hifi. Ca commence doucement, mais une musique qui met la patate de bon matin, Kiss Kiss de Chris Brown. Mes valises ont été monté. Je les retrouve dans le couloirs. J'en fait rouler une jusqu'à mon lit. Je m'assois alors, et commence à faire la sélection de mes habits. Aujourd'hui, on a quartier libre. On peut faire ce que l'on veut, bien que ce "ce que l'on veut" soit extrémement restraint. Un titre d'Aerosmith se fait soudain entendre, quand je me dirige vers la salle de bain. Je prend tout mon temps. Surtout le temps de me réveiller. Heureusement que je n'ai pas pris de bain. Voilà à ce quoi se résume mes choix. Est ce que je dois prendre une douche, ou alors un bain? J'exagère, certainement. Mais bon, je me sens étouffé. J'ai l'impression que tout ça est allé trop vite. J'aurais aimé que tout se passe autrement, peut être plus lentement. On aurais surement pris le temps de se rendre compte de notre succès un peu plus tard, et on adorerait nos fans, celles qui sont totalement englouties par des groupies. J'en dis trop. En même temps, je ne vois pas pourquoi je le cacherai. Ca aussi ça à le don de me taper sur le système. On ne doit jamais dire réellement ce que l'on pense. Mais lorsqu'il s'agit de parler du célibat, là, tout le monde est aux agaits, à l'affut du scoop. Je fais attention de ne pas mouiller mes dread.locks, puis sors enfin de la douche. Je me regarde dans le miroir. Est ce que Eux ont remarqué que j'ai les traits tiraient? Est ce que Eux, ou Elles, pensent encore à nous, à notre musique et à notre bien être avant tout? Je parle de nos fans bien sur. Ceux qui étaient là dès le début pour nous soutenir, et ceux qui se font de plus en plus rares pour laisser des "TOM FUCK MICH" ou "BILL SO SEEEX" les remplacer. Bref, je parle je parle mais j'avance en rien. En fait, il n'y a rien à ajouter. Je m'habille d'un jogging large beige, d'un tee shirt blanc et beige, met mes chaussures blanche, enfile ma casquette. J'éteins la chaîne et je descend, rejoignant les autres pour un petit déj'. J'ai une taille de faim. Je me sers dans le buffet, et m'assois près de Bill. Pour moi, ce mec est toujours le même petit trou du cul de petit frère que je dois supportais à longueur de journée. C'est le petit frère que je protège, et que j'aime aussi. Le papa vient de nous faire part de sa présence. Georg est assez impressionnant à ce que l'on dit, appart au réveil, quand ses cheveux sont en bataille, et que son tee-shirt lui va trop grand, ce qui fait que ses muscles sont peu voyants. Gustav est là depuis longtemps bien sur, mais il se tait en mangeant ses croissants.
Georg : Salut les mecs.
Bill : On fait quoi aujourd'hui? J'ai bien envie de bouger.
Moi : Et comment? Attéris.
Bill : Je ne compte pas resté enfermé.
Georg : Elles sont partout.
Gustav : Je suis d'accord avec Bill. J'ai besoin de sortir aussi.
Moi : Ok. Bah on en parlera à Saki ou quoi, et on verra sa réponse.
Voilà. On dépend aussi de quelqu'un si nous voulons sortir, prendre l'air, ou encore boire un café sur une terrasse. Ah non, je vais trop loin. Ca nous aient impossible de boire un café en terrasse, même accompagnés de trois gorilles. Finalement, montant dans un van aux vitres teintées, on peut sortir de l'hôtel pour l'après midi mais séparemment, et accompagné de deux VSD pour chacun. Le truc super discret, bien sur. Deux mecs, costaux avec marqué "VSD Hamburg" dans le dos, ça passe toujours innaperçus. Passons. Je décide d'aller dans un magasin de guitare. Chose que je n'ai pas fait depuis longtemps. Juste un passage comme ça, dans ce magasin que j'adore. Ensuite, on m'ammène jusqu'à un centre commercial. Les VSD essayent de resté au loin, mais au moindre mouvement, un simple fillette qui s'approche de moi, ils se jètent dessus comme des chiens sur un steak. Ils mordraient presque. Je ne fais pas attention. Une habitude acquise à présent. Je rentre dans différents magasins, comme ceux de fringues, ou de casquettes. Je fais des achats, plus banals qui soient. La banalité. Quelque chose qui manque au fond. J'apperçois ensuite un couple, marchant, main dans la main ensemble, puis rire aux éclats. Je calcule pas, et continu à marcher. Mes mains à moi, c'est des sacs qu'elles portent. Je ne sais pas si je n'aimerais pas être à la place de ce type. M'affichait avec une fille, faire les boutiques pour qu'elle me montre ce qu'elle aime, et ce qui lui fait envie. J'aimerais revivre ça, sans les VSD qui marchent au loin cette fois ci. Un groupe de filles (bien sur, elles sont toujours en groupe) commencent à crier, et à courrir dans ma direction. Je fais quelque pas en arrière, mais les gardes du corps font leur boulot. J'en entend un, parlant dans son talki walki, comme quoi "Il faut un van noir au plus vite". Je me laisse entraîner, plutôt tirés par les tas de muscles jusqu'à la sortie. Je me retrouve alors à l'hôtel dans les dix minutes qui suivent. Je monte dans ma chambre, connaissant le chemin par coeur puisque ce n'est pas la première fois que je viens dans ce (fichu) hôtel. Il ne faut pas croire. Elles sont toujours en bas, à attendre un signe ou autre chose. J'y fais pas attention, ou plus attention. Les gars sont rentraient un peu plus tard que moi. On mange alors ensemble, puis on retourne chacun de notre côté. J'ai une envie soudaine d'aller en boîte. Je propose à Georg de m'accompagner, et nous voilà partit.
On est plutôt sage, choississant simplement une fille pour dancer. Juste une, l'heureuse élue quoi. On ne reste pas longtemps, ordre des gorilles. Prendre du plaisir, danser en boîte, se dégourdir et draguer à notre guise n'est pas au programme. D'un coup, dans le van sur le chemin du retour, je ne me sens pas très bien. Arrivé à l'hôtel, instinctivement, je me dirige vers la chambre de Bill. Je tocque à la porte et apparament, il attendait de la visite puisque sa porte est restée ouverte. Rentrant dans la pièce, je le vois allongé dans son lit, son portable en main. J'enlève ma casquette et parle à mon frère.
Moi : Ca va pas?
Bill : Elle ne sera pas là demain, pour le Parc des Princes.
- Кαυℓiтz . т
Suspens, or not? Hehe, je sais. C'est assez sadique.
Mais bon, il en faut bien pour une fiction, non?
Bien sur, c'est encore le décors qui s'installe. Il faut du temps ... Patience ^^.
Tout d'abord, je tiens à vous dire que, pour vous prévenir de la
suite, je fais un C/C. Manque d'originalité, peut être. Mais bon,
je pense que vous pourriez comprendre que vous être nombreuses.
Je suis tellement fière que vous soyez toute là :D. Ca me touche
énormément. Ensuite, sachez que je ne fais pas de demande
particuière de commentaires. J'aime simplement avoir vos
avis pour construire et écrire. La suite sera surement là
Samedi en fin de journée. `So ...
Exprimez-vous :]!